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Non, je n’ai rien contre les lecteurs qui utilisent mon formulaire de contact pour me poser des questions personnelles. Cependant, ces questions ne sont pas réellement personelles puisqu’en fait elles sont toutes les mêmes. Donc, pour continuer dans la lignée du billet d’hier et ainsi m’éviter d’envoyer des tonnes d’emails constitués d’une seule et même réponse, je vais tâcher de répondre une fois pour toute aux questions qui, semble-t-il, vous taraudent, chers futurs expats/vacanciers/étudiants qui vous demandez si oui ou non Johannesburg est une ville pour vous.

  • Quelle langue faut-il parler?

L’anglais sera bien suffisant! Si, une fois sur place, vous désirez vous adonnez au Zoulou, Sotho ou autre Afrikaans, des écoles de langues se feront un plaisir de vous accueillir et de vous introduire aux fameux Sawubona, Dumela ou Dankie locaux!

En revanche, si vous ne parlez pas anglais, la vie sera difficile et je vous conseille de vous offrir quelques cours avant votre départ ou dès votre arrivée.

  • Où habiter à Johannesburg?

Tout dépend de là où vous travaillez et où vous comptez mettre vos enfants à l’école. La ville de Johannesburg et ses banlieues s’étendent sur 100km d’Ouest en Est et sur 60km du Nord au Sud. Pour vous donner une idée, sachez qu’une autoroute traverse Johannesburg du Nord au Sud et qu’elle bénéficie en plus d’un périphérique autoroutier. Aux heures de pointe, un trajet qui normalement vous prendrait 15 minutes en voiture, vous prendra en fait 45 minutes (sans compté que ceci peut être pire si, comme dernièrement, les feux tombent en panne). Il est donc difficile de vous dire où résider. En Afrique du Sud, les villes sont à l’américaine, on vit en banlieue et non pas en centre-ville!

A titre indicatif:

1- le lycée français Jules Verne (également école primaire et collège) se situe à Morningside.

2- Pour ceux qui viennent en contrat avec des entreprises françaises: sachez que, à mon grand regret, le choix de votre résidence sera principalement défini par votre entreprise. Bien souvent, ces compagnies tendent à penser que des banlieues telles que Sandton ou Bryanston sont les banlieues les plus sécuritaires. En fait, ce sont surtout et avant tout, les banlieues les plus riches et par conséquent, les cibles principales de tout cambrioleur ou voleur de voiture qui se respecte. J’ai entendu plus d’histoires de vol dans ces banlieues que dans les trois où j’ai moi-même vécu. Donc, petit message si un des dirigeants de ces entreprises passaient par ici: vous placez vos employés dans des guets-apens!

Bref, pour décider où habiter à Joburg, munissez vous d’une bonne carte et les meilleures, les vraies cartes complètes sont à obtenir sur ce site: world_link.png mapstudio .

NB:N’achetez pas une carte intitulée “Johannesburg” ou “Johannesburg - city centre” ou “Johannesburg Central”, elles ne vous donneront que le plan du centre ville où vous ne vivrez JAMAIS! Préférez “Gauteng”, “Gauteng Central” ou “Witwatersand” qui couvriront Johannesburg et ses banlieues.

  • La communauté francophone à Johannesburg:

Pour être honnête, je n’évolue pas vraiment parmi les expatriés et, en dehors des gens que j’ai rencontrés via mon blog, je ne connais que peu de français par ici.

Si vous voulez rentrer en contact avec des français, contactez les assos françaises (Joburg Accueil vend un très bon guide sur Johannesburg et Pretoria).

N’hésitez pas à aller à l’Alliance Française de Joburg.

Vous rencontrerez beaucoup de Congolais, Camerounais et autres africains francophones.

N’oubliez pas que les français ne sont pas les seuls à parler français - donc faites attention à ce que vous dîtes!

  • La santé:

La médecine sud-africaine est de bonne qualité (la première greffe de coeur fut le résultat d’une équipe sud-africaine). Préférez les cliniques privées aux hopitaux publics. La Caisse des Français à l’Etranger vient de passer un accord avec le réseau de santé Netcare qui possède de nombreuses cliniques à Johannesburg.

  • Les transports en commun / la voiture:

Pour les plus intrépides, vous apprendrez à chevaucher les taxis locaux (minibus). Les bus ne sont que très peu visibles en dehors des heures de pointe.

Donc, un budget voiture s’impose. Ici, on roule à gauche. L’essence ne se paye qu’en argent liquide (il y a des distributeurs automatiques dans toute les stations services ouvertes 24h/24, 7j/7). Et on n’oublie pas de donner un gentil pourboire (2 à 5 rands) au gentil pompiste qui vous nettoiera au passage votre parebrise et vérifiera vos niveaux d’huile et d’eau sans oublier la pression de vos pneus.

Si il y a des gardes là où vous vous garez, un pourboire de 2,50 à 5 rands sera le bienvenue!

  • Les cafés/restaurants:

Ils ne manquent pas, rassurez-vous! N’oubliez surtout pas d’ajouter un pourboire de 15% au bout de votre addition. Le service n’est pas compris!

  • Les courses:

L’Afrique du Sud n’est pas le Zimbabwe et les rayons des supermarchés sont bien garnis ;-) .

On ne trouve pas vraiment de marchés comme en France, mais n’hésitez pas à vous arrêtez si vous voyez un étal de jolies mangues ou d’avocat sur le bord de la route…

La plupart des supermarchés et boutiques sont ouverts jusqu’à 17h00, la semaine et 18h00 le samedi. Tous sont ouverts au moins le dimanche matin jusqu’à 13h00.

  • La sécurité:

Oui, Johannesburg est une ville dangereuse, comme toutes les grandes capitales du monde. Donc:

- à l’arrivée, on n’attend pas et on va se faire enregistrer au consulat;

- on n’ouvre pas son plan de la ville en pleine rue;

- on ne porte pas son appareil photo en bandoulière;

- on n’évite de porter toute sa boîte à bijoux à son cou, ses doigts ou ses poignets;

- on ne laisse pas traîner son sac à main n’importe où (y compris sur le siège de sa voiture);

- on ne se promène pas avec la moitié de son compte en banque dans son portefeuille;

- on fait une photocopie de son passeport que l’on fait certifier conforme au commissariat de police le plus proche dès son arrivée et on laisse son passeport à la maison, dans un endroit sûr, et la photocopie, on la glisse dans son sac ou son portefeuille;

- on se fie à son instinct!

Il est judicieux d’être attentif mais il ne faut pas tomber dans la paranoïa!!!!

Sachez observer.

En voiture, la nuit, faites attention aux voitures qui vous suivent et regardez aux alentours de votre entrée avant de vous arrêter. En journée, ne vous laissez pas trop distraire par les vendeurs présents aux feux de circulations (il est possible qu’il cherche à vous distraire tandis qu’un autre essaye de voler vos affaires sur le siège passager ou la banquette arrière - ne laissez donc rien en évidence!)

Si vous n’êtes pas sûr que le quartier où vous vous rendez soit un quartier sûr, renseignez-vous. N’oubliez pas qu’un homme averti en vaut deux.

Si vous êtes perdu(e)s, demandez votre chemin aux pompistes dans les stations services ou aux gardes que vous reconnaîtrez à leurs uniformes. Ils seront vos meilleurs alliés dans les dédales joburgiens! Ne vous arrêtez pas n’importe où pour regarder votre carte. Privilégiez les stations services ou les parkings de centres commerciaux pour vos arrêts impromptus.

Evitez d’utiliser votre téléphone portable en pleine rue et préférez la fonction vibreur à la sonnerie qui réveillerait un mort.

Lors du choix de votre lieu de résidence:

- assurez vous que toutes les fenêtres ouvrables soient munies de “burglar bars”. Certes, cela fait un peu prison, mais elles sont nécessaires.

- une clôture électrifiée n’est pas un luxe - assurez-vous qu’elle soit réellement alimentée en électricité!

- si votre grille d’entrée ou votre garage est électrique, assure-vous qu’elle/il puisse être activable manuellement, en cas de coupure d’électricité.

- une alarme de maison n’est pas nécessaire.

- soyez sympas avec les gardes si vous habitez un complexe; ils vous le rendront!

En 4 ans, le pire qui me soit arrivé est de m’être fait voler mon autoradio en pleine nuit sur le parking de mon complex - et je soupçonne que ce soit un méfait commis par quelqu’un de l’intérieur.

Pour être honnête, Kirikou a, lui, échappé à une tentative de hijacking de sa voiture à 4h du matin, en fonçant dans un arbre. Aux grands maux, les grands remèdes!

  • La corruption:

Ne vous faîte pas avoir. Certains policiers, qui ne méritent pas ce titre, tenteront de vous soudoyer pour des raisons fictives et vous menaceront même de vous emmener au poste. Répondez-leur “pas de problème, on y va” et vous verrez qu’ils lâcheront l’affaire bien vite. Ceci n’est bien sûr valable que si vos papiers sont en règle, donc on n’oublie pas son permis de conduire international à la maison, hein?

La seule police susceptible de vous arrêtez pour des raisons routières est appelée MetroPolice. Souvenez-vous en!

Les petits plus à savoir:

  1. Si vous avez lu mon blog et le précédent en détail, vous saurez que les coupures de courant sont un vrai problème dans ce pays. Munissez-vous donc de bougies ou de lampes à gaz dès votre arrivez, histoire de ne pas être pris(es) de court.
  2. Il faut compter 2 semaines pour obtenir une ligne de téléphone fixe.
  3. L’internet est très cher puisqu’il se monnaye en fonction de la bande passante octroyée (3 Gb seront facturés environ 600 rands). Faites une recherche sur Google pour vous familiariser avec les différentes offres de connection (non, il n’y a pas que l’ADSL dans la vie!).
  4. Les baux peuvent varier de 1 mois à 1an renouvelable, ou non. Les préavis sont généralement d’un mois (vérifier votre bail). L’assurance de la maison n’est pas nécessaire pour signer un bail mais je vous la conseille vivement.

Je crois que j’ai fait le tour… Si quelqu’un a quelque chose à rajouter, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Toute remarque considérée comme extrême, tendance paranoïaque, sera immédiatement retirée par l’auteur!

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