Admettons-le, quand on dit que le Cap ressemble à ma Bretagne natale, ce n’est pas une légende.

Au réveil, Table Mountain se cache sous un brouillard épais et après un délicieux petit-déjeuner, nous quittons Cape Town en direction de Stellenbosch.

Sur le chemin j’ai prévu une visite et dégustation de vins au domaine Delheim. Depuis mon arrivée en Afrique du Sud, les bouteilles de ce vignoble font palpiter mes papilles. Alors, avoir la chance de s’y arrêter est un événement que je ne pouvais manquer.

August nous accueille et nous fait visiter la cave du domaine. Il est impressionnant de l’écouter nous parler du processus de création de ces petites merveilles. 150 hectares de blanc et de rouge. Du Chardonnay (il y en a même un sur Lie - clin d’oeil aux nantais qui passeraient par ici) au Shiraz, nous apprenons tout sur leurs productions: de la récolte de fin janvier à la mise en bouteille (je sais maintenant qu’ils produisent même du vin pour woolworths, eh, eh! ).

Quant à la dégustation: un délice. Nous goûtons 6 vins dont un Chardonnay qui me réconcilie définitivement avec le vin blanc et un Shiraz (245 rands la bouteille - env 24.00€) qui me fait encore rêver. Et un pet au casque pour Nanou au moment de reprendre la route - hey, il n’est que 11h00 du matin tout de même!) avec 6 bouteilles dans le coffre.

De Stellenbosch nous n’aurons pas vu grand chose. La pluie s’est emballée et notre énergie s’est donc

défilée. Donc, un déjeuner et nous voilà repartis pour Franschhoek.

Le village est superbe, même sous la pluie et le B&B Plumwood Inn où nous passerons la nuit est très agréable. Constitué de deux maisons arrangées avec goût, nous nous y installons pour nous reposer avant de nous rendre au restaurant le plus réputé du lieu: Le Quartier Français.

Ce restaurant est classé parmi les 50 meilleurs restaurants du monde (si, si, vous avez bien lu, du MONDE!) et je vous assure qu’il le mérite. Quatre plats pour 380 rands (env. 38€) et on en ressort aussi léger qu’une plume.

2 formules sont proposées: soit vous choisissez le vin qui vous convient à la bouteille, soit on vous sert un verre de vin par plat qui s’accorde au mieux avec votre assiette. Du Chardonnay au Shiraz, du thon au gnou en passant par un fromage à tomber, je n’ai pas les mots pour exprimer la joie qui régnait sur mon palet. Allez-y et surtout revenez me dire ce que vous en aurez pensé. Sans aucun doute le meilleur restaurant où il m’ait été donné de manger.

Le gros avantage étant que l’on peut marcher partout dans ce village. Donc, tous les écarts sont permis.

Nous rentrons donc nous coucher les papilles en émois (et en croisant les doigts pour que le temps s’améliore car sinon, la sortie en bâteau du lendemain risque d’être compromise).

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