Originaire de la campagne nantaise - à l’approche du 1er mai, j’ai toujours un pincement au coeur en m’apercevant que ce sera une année de plus sans muguet - j’ai eu ma première rencontre avec l’Afrique du Sud grâce à deux cours que je suivais en Licence d’anglais: l’Afrique du Sud de l’apartheid à nos jours et le cinéma sud-africain.

J’ai ensuite vécu dix mois en Angleterre, plus précisément à Winchester, où j’ai été assistante de francais dans un collège-lycée pour filles de la haute-société britanique. Je connais aussi assez bien l’Irlande où j’ai vécu quelques mois grâce auxquels j’ai appris à parler l’anglais.

En 2001-2002, j’ai entrepris l’écriture d’un mémoire de maîtrise en civilisation sud-africaine sur les femmes et le rapport de la commission vérité réconciliation. Dans ce cadre, j’ai eu l’opportunité de partir faire mes recherches au sein du département d’histoire de l’université du Witwatersrand (Wits) à Johannesburg pour une durée de trois mois que j’ai par la suite prolongée d’un mois. (Merci Elaine!) C’est lors de ce premier séjour que j’ai rencontré mon cher et tendre.

De retour en France, j’ai rédigé mon mémoire et me suis inscrite en maîtrise de Français Langue Etrangère à l’université d’Angers. Pour être honête, mon but principal était de pouvoir me financer pendant ma thèse en Afrique du Sud en enseignant le français.

En juillet 2002, je suis partie faire un stage de 6 mois à la Wits Language School (école de langue de l’université du même nom). J’ai vécu à Parktown - banlieue proche du centre de Johannesburg - en colocation avec un français, une sud-africaine et une chinoise. J’ai aussi profité de cette période pour constituer mon dossier d’inscription en thèse.

Je suis donc inscrite en PhD (doctorat) en Sciences Politiques à Wits. J’ai arrêté l’enseignement du français pour faire de la traduction. J’ai également participé à un projet de recherche sur la comission vérité réconciliation pour lequel j’ai interviewé quelques 35 membres - des commissaires aux responsables logistiques.

Je travaille toujours sur ma thèse, “la définition du politique dans la commission vérité réconciliation et son impact sur les femmes sud-africaines”, et participe à différents projets de recherche dont celui cité dans l’un de mes articles sur les relations interraciales et la sexualité chez les jeunes sud-africains. A mes heures perdues, je suis également traductrice. J’ai notament travaillé pour la Commission Sud-Africaine des Droits de l’Homme et pour de nombreuses boîte de production de documentaires et long-métrages, cherchant à obtenir des aides financières du Quebec ou de France.

Après Parktown, j’ai vécu dans un cottage à Melville - banlieue étudiante - pendant un an. Mon, désormais, mari et moi avons par la suite décidé de nous installer dans une maison à Windsor West, banlieue réellement représentative de la population sud-africaine (je suis la seule blanche de mon complex) située au nord-ouest de Johannesburg.

Le 26 juin dernier, nous nous sommes mariés aux Home Affairs de Roodeport et avons célébré notre union à Gramadoelas, l’un de nos restaurants préférés, avec 60 convives. Le jour le plus heureux de toute ma vie!

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