Sylvie a découvert l’utilité de ce petit bout de plastique et de son petit trou! (j’ai déjà une idée pour la récompenser )
Comme vous le voyez sur l’image, on place l’élastique autour du verre, la paille dans le trou et hop, plus de risque de guêpe dans votre verre. Pratique, non?
Pas facile à trouver ce petit truc. Nous l’avons découvert au Café Galini au Brightwater Commons à Randburg (entrée sur Republic Road) pour 5 rands pièce (environ 0,5€). Et depuis, nous en avons deux que j’emporte avec mois dans mon petit sac car ici, les guêpes sont partout
La lutte contre le délestage organisé par Eskom s’intensifie. En 2 semaines, nous avons eu 5 coupures de courant: 4h sans électricité jeudi, mardi et samedi (6h-10h ou 18h-22h suivant les jours), 3h vendredi (13h-16h) et 20 minutes mercredi (une erreur, sans doute…)… Bref, de quoi perdre la boule (un tout petit peu, hein…:-??? )
Pour pallier la crise et la perte complète de ma santé mentale (vous saviez vous qu’on dit “pallier quelque chose” et non “pallier à quelque chose”? Je vous en bouche un coin, non? ), je vous présente les petits éléments qui enjolivent notre quotidien:
Tout d’abord, la lampe effet phare de voiture (nous en avons 3). Pas d’ampoules mais des LEDs et je vous assure que quand elle se met en marche, on ne peut pas la rater. Le principe: on la branche en la mettant sur “on” et hop, quand l’électricité s’arrête, elle se met en marche automatiquement. Elle a une fonction plein phare (ce sont les LEDs du bas qui se mettent en marche) et une fonction torche (ceux du haut). Elle existe en version secteur seulement ou en version secteur et allume-cigare pour les amoureux du camping. J’ai essayé de la décharger un jour… elle est restée allumée pendant 3 jours (même si la puissance a bien sûr diminué au fur et à mesure). Bref, un super investissement! (Pauline, en arrivant chez moi m’a dit “Ah! mais on a la même!” et j’ai même des commandes en cours..)
C’est pas tout ça mais il faut bien aussi penser à faire la popote. Et là, nous avons adopter la solution ultra-écolo: les plaques à l’éthanol (à base de canne à sucre) de chez Greenheat. On verse le gel vert (que l’on trouve dans tous les supermarchés) de la bouteille dans les brûleurs. On approche une allumette. Et hop, le tour est joué. A 20 rands les 2 litres de gel et 140 rands la double plaque, ça vaut vraiment le coup. Au moins, j’ai de quoi prendre un café le matin et Kirikou ne panique pas à l’idée d’avoir du gaz sous notre toit.
Enfin, notre dernier investissement est un modem iBurst qui s’alimente via le port USB de notre ordinateur portable. Là, le coût est plus élevé (1820 rands) mais comme nous avons amorti celui de notre modem alimenté par secteur et que les coupures de courant vont encore durer jusqu’en 2012, c’est un bon investissement.
Que ne ferai-je pas pour pouvoir poster des billets sur mon blog?
Voilà, il nous reste à régler le problème de chauffage pour cet hiver (dont nous commençons déjà à sentir l’arrivée à grand pas). Greenheat est en phase de production d’un chauffage mural à base d’éthanol et ils doivent me contacter dès que ce produit sera sur le marché (la phobie du gaz de Kirikou ajoutée au fait que je suis très sensible aux odeurs de gaz - nausées insupportables - font que nous sommes un peu réticents à l’idée d’acheter ce type de produit). Je vous tiens au courant…
Je vous avais aussi promis une évaluation de smspoweralert. Et bien, pour tout vous dire, je ne suis pas convaincue du tout par leurs services. Je viens d’ailleurs de les contacter car en 2 semaines et 5 coupures, je n’ai reçu que 2 emails de leur part, des jours où ils m’informaient qu’il n’y aurait pas de coupure. Effectivement, pas de coupure ces jours-là mais pas d’emails non plus les jours où nous en avons eues… Donc, pour l’instant, le résultat est quasi-nul. Si cela venait à changer, je vous tiendrai bien sûr au courant.
Sur ce, je vais tâcher de profiter de cette journée qui, “normalement”, devrait se dérouler sans encombre
PS: Si vous avez une ligne de téléphone fixe, n’oubliez pas d’avoir un téléphone filaire de secours. Ainsi, même en cas de délestage, vous pourrez continuer à recevoir et émettre des appels.
Depuis quelques temps, les médias sud-africains ont mis en avant l’existence d’un (ou plusieurs) gang sévissant à l’aéroport de Johannesburg (OR Tambo). J’ai un peu hésité avant de relayer cette info mais les démentis du gouvernement m’ont convaincu que l’info valait la peine d’être mise en ligne, car elle est bien réelle (c’est arrivé à des gens qui me sont suffisamment proches pour que j’y crois).
L’opération:
Des individus suivent les passagers (souvent des touristes) jusqu’à leur lieu de séjour et les dérobent de leurs biens à leur arrivée. Certains touristes ont même été victimes de ces pratiques dans le hall de l’hôtel où ils séjournaient.
Les médias parlent de bandes organisées tandis que le gouvernement nie l’existence de ces bandes. Cependant, plusieurs cas ont été rapportés et la police elle-même avait annoncé l’arrestation de 3 personnes pratiquant ce type de vol, il y a de cela quelques mois.
Certains gouvernements, dont le gouvernement américain (à ma connaissance, le gouvernement français ne l’a pas fait), ont mis en garde les voyageurs à destination de Johannesburg provoquant un démenti de la part du gouvernement sud-africain, craignant sans doute que les touristes n’osent plus se rendre dans leur beau pays.
Cependant, cette pratique existe bel et bien et je vous invite donc à être très attentifs aux voitures qui vous suivent lorsque vous quittez l’aéroport de Johannesburg.
Les bonnes manières, le savoir-vivre, la politesse, la bonne éducation
Comme tout bon parents français, mes parents m’ont appris à dire merci et s’il vous/te plaît, à m’excuser lorsque je sors de table et que les convives y sont toujours installer, à toujours mettre le couteau à droite de l’assiette et à me servir des couverts dans l’ordre des plats en commençant par ceux les plus éloignés de l’assiette. Tout ceci m’a été bien utile jusqu’à ce que je commence à voyager et que je me rende compte que ce qui est valable dans l’hexagone ne l’est pas obligatoirement dès que l’on passe les frontières… Le regard effaré du japonais lorsque, attablés à un pub en Irlande, nous avons tous fait tinter nos verres au son d’un “tchin-tchin” m’a bien vite fait comprendre que cette onomatopée n’était pas acceptable au pays du soleil levant.
Ici, on doit jongler avec deux types de politesse: celle des blancs et celle des noirs. D’un côté on mange avec une fourchette et un couteau et assis à une table, de l’autre avec les doigts ou à la grande cuillère (les doigts, pour le riz, c’est pas facile :what: ) et l’assiette sur les genoux. Avec les uns, un simple bonjour suffit tandis qu’avec les autres, le bonjour doit être suivi d’un comment allez-vous, même s’il ne s’agit que de saluer quelqu’un croisé dans la rue. Puisque la gymnastique d’esprit nécessaire à cette différentiation n’est pas une mince affaire, je n’utilise plus que la seconde, quitte à me retrouver face à un visage en forme de point d’interrogation lorsque le comment ça va sort de ma bouche. Imaginez la tête de la caissière du monoprix lorsqu’à mon premier retour en France, j’ai exposé mon plus grand sourire tout en lui disant “Bonjour, comment allez-vous?”. Elle était tellement consternée, qu’elle m’a regardée les yeux ébahis et ne m’a jamais rendu mon bonjour…
La vie de couple avec un homme mi-zoulou mi-xhosa m’a aussi réservé des surprises. D’abord, le s’il vous plaît semblait absent de son vocabulaire… Il a même été jusqu’à me faire croire que ce mot n’existait pas en zoulou. Je dis bien me faire croire, parce qu’entre temps, j’ai quand même posé la question autour de moi et c’est même pas vrai d’abord (Kirikou, si tu me lis, :-x ). Mais comme chez nous on parle anglais, je lui ai expliqué que cela allait de paire avec la langue. Depuis, l’arme s’est retournée contre moi et il ne répond à aucune de mes demandes si elles ne contiennent pas ce petit mot magique.
Ce qui reste le plus difficile ne tient pas tant dans ces petites phrases ou ces éléments protocolaires, mais dans le ton utilisé. Car après tout, plus que ces petites expressions, c’est bien le ton que l’on emploie pour parler qui dicte la conduite de chacun. Et c’est là que tout peut basculer. Quand une demande ne contient pas de s’il te plaît et qu’en plus elle est faite sur un ton direct et affublée d’un impératif, là, ça ne passe pas. Kirikou a donc du apprendre à prendre des pincettes pour obtenir quoi que ce soit de sa dulcinée, c’est-à dire de moi. Il faut dire qu’entre mon regard noir et mes “eh! oh! tu te calmes”, il n’a pas vraiment eu le choix.
Mon rêve? que toutes ces phrases commencent par “ma petite chérie, adorée, que j’aime très fort “… Mais pour ça, j’ai encore quelques années de boulot devant moi!
Commentaires Récents
Vivement la house warming party! Et la baby shower?...
Merci Marie. Mais, tu sais, ils emportent les meubles avec e...
OUAIIIIIIIIIIIIIII je suis super contente pour vous!!!! Fra...
Y a intérêt! :-P...
Et oui, cela arrive et prend toute la tête .... du rêve on p...