Mon plus bel été (Rédac du mois)

15 août 2008 |

Parler de l’été au début du printemps… Tiens, voilà une belle preuve que les organisateurs de la rédac du mois sont tous installés dans l’hémisphère nord (n’est-ce pas hein, les gars, les filles? :whiste: ).

Après avoir farfouillé autant que faire ce peut dans mes souvenirs les plus lointains (oui, c’est là que je me rends compte que je vieillis… Plus on est vieux, plus il faut aller chercher loin… et ça, ça fout un coup! :cry: ), j’ai tout retourné dans ce qui me sert de cerveau, il n’y a malheureusement pas eu un été plus beau que les autres. Alors, au risque de voir cette rédac notée comme un hors sujet, j’ai décidé de réunir mes souvenirs estivaux sous la forme d’une liste de choses, odeurs, événements qui, pour moi, sont associés au mot été…

  • la maison en pierres apparentes de mon oncle et ma tante cachée au bout du chemin
  • les cueillettes de framboises et de mûres sauvages qui finissaient plus souvent dans nos estomacs que dans le panier
  • les marches dans la ville close de Concarneau, toute habillée de bleu-marine.
  • le club des îles de la Baule et ses compétitions pour y gagner des kilos de sucre Daddy dans des boîtes rose fluo
  • Anne, Charlotte, Guillaume, Antoine, etc. Les copains que l’on rencontrait le temps d’un été et à qui on promettait d’être de retour l’été suivant
  • Les nuits passées à se faire dévorer par les moustiques dans la canadienne sur le terrain de La Plaine Sur Mer.
  • Les lettres et cartes postales envoyées par ma maman sur le lieu de mes vacances
  • Les coups de fil passés aux parents une fois par semaine à la cabine téléphonique du coin de la rue
  • Les sardines grillées, achetées au port le matin même, accompagnées de pommes-de-terre bouillies avec plein de beurre demi-sel
  • la piscine à boudins orange qui trônait dans le jardin
  • les heures passées à poser dans le jardin pour que ma soeur pratique l’art du croquis
  • la balancelle dans les jardin de mes grands parents et la balançoire dont les sièges étaient d’anciennes assises de tracteur en métal
  • la longue robe rose fuchsia en éponge de ma grand-mère en ballade sur le remblais
  • la plage de Mousterlin où l’on ne pouvait accéder qu’en marchant en équilibre sur des rondins de bois au péril de nos vies
  • les hortensias bleues du jardin de Parc Thomas
  • la cabane au fond du jardin
  • la chambre en lambris avec son lit à rouleau dont je suis tombée une nuit sans me réveiller
  • la découverte de Cork (Irlande) et de sa St Patrick street
  • Summer in Siam par les Pogues:

  • Découvrez Pogues!

    Il y aurait encore beaucoup à dire… mais il faut bien s’arrêter quelque part.

    Allez lire les plus beaux étés de mes camarades de classe par là:Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Hibiscus, Anne, Julien, Chantal, Looange, V à l’ouest, Jo Ann v, William, Catie, Cecfrombelgium, Julie70, Gazou, BlogBalso, Vladyk, Lydie, Optensia, Joël, Linda, Julie, Le chat qui, Ckankonvaou, Lodi, Mahie, Mariuccia, Brigetoun, Renée, Mouton, Agnes, Laetitia, MissBrownie, Karmichette, Rikard, Dung, Pivoine Merlin, Lune de Pluie et Adelaide.

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Cape Town (5): De Cape Town à Jozi

24 juin 2008 |

Réveil en douceur mais réveil quand même. On nous a prévenu: la brume tombe très vite sur Cape Town et si nous voulons voir la ville depuis Table Mountain, il ne faut pas traîner.

A notre arrivée, la file de voitures garées aux abords du funiculaire est déjà longue. Hop, on attrape les tickets et il est temps d’aller se rendre compte par nous même de ce à quoi ressemble cette montagne plate.

A notre arrivée, nous apercevons Robben Island, seule au milieu de l’océan (Atlantique, je vous le rappelle). Nous surplombons la ville de Cape Town et Camps Bay. Signal Hill et le Pic du Diable sont encore visibles mais plus pour longtemps. Une heure plus tard (après la perte de mes deux coéquipiers :cry: ), seul le Pic du diable et les Dassies (petites marmottes sud-africaines) semblent nous faire des pieds-de-nez

Une fois de plus, le Cap nous ensorcelle de ces charmes…

Un dernier tour au VA Waterfront pour apercevoir les statues des 4 prix Nobel de la Paix: Albert Luthuli, Desmond Tutu, Frederick de Klerk et Nelson Mandela.

et les gondoles du Cap

Moules/frites, steak de thon et St Jacques sont au menu de notre dernier repas en bord de mer à la brasserie belge Den Anker.

Et nous concluons notre séjour à l’Aquarium de Cape Town, que nous devons visiter un peu rapidement par manque de temps:

Voilà, il nous faut maintenant déposer la voiture chez le loueur de voiture et monter dans l’avion qui nous ramène à Joburg et vers mon Kirikou.

Des images plein la tête et plein nos appareils photos…

PS: un grand merci à

  • Mum et Tonsimon, sans qui ce voyage n’aurait pas été
  • Marie, dont les conseils judicieux ont facilité les préparatifs de ce voyage
  • Mapstudio, dont les cartes sont décidément les meilleurs d’Afrique du Sud
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Cape Town (4): De Simon’s Town à Cape Town en passant par Cape Point

22 juin 2008 |

Réveil au son des vagues… quoi de plus agréable?

Le temps est on ne peut plus clément: ce qui me rassure puisqu’aujourd’hui nous partons en direction de la Pointe du Cap.

Une réserve naturelle a été aménagée sur toute la pointe sud de Cape Town (la pointe du Cap et le Cap de Bonne Espérance en font parties), ce qui permet de pouvoir s’y promener en voiture ou à pied. Le temps s’y prête à merveille et, à chaque tournant, nous avons l’impression d’être au bout du monde (pas loin de la vérité, non?

Les babouins de passage ne me rassurent pas vraiment. Il faut dire que ces créatures sont on-ne-peut-plus vicieuses et dangereuses. Elles ont appris, au fil du temps, à voler les sacs, ouvrir les fermetures éclairs, et bazarder tout ce qu’il y a dedans pour n’emporter que ce qui se mange. Cependant, les gardes armés de bâtons les attendent de pied ferme.

Le sable du cap est un sable blanc et très fin (rien à envier à la plage Benoît - pour ceux qui savent de quoi je parle!) L’Atlantique, fidèle à sa réputation, est saupoudré d’écume tandis que l’Océan Indien ressemble à un immense lac.

Les montagnes baignent dans ces mers dont on à l’impression qu’elles ont émergé.

Après 4h de paysages plus époustouflants les uns que les autres, nous reprenons la route de Cape Town où nous passerons notre dernière nuit. Nous choisissons bien évidemment de prendre la route qui longe la mer. Et, là encore, nous réalisons combien le monde est beau.

Une vraie route entre mer et montagne (Chapman’s Peak Drive) qui descend sur Hout Bay. Nous ne savons une fois de plus où donner de la tête. A gauche l’Océan Atlantique s’étale tandis qu’à droite les montagnes nous abritent.

Nous remontons enfin sur Camps Bay (La Baule Cape-Townienne) avant de rejoindre notre B&B (l’Albatross, une fois de plus).

Notre dernier dîner à Cape Town n’a rien d’exceptionnel. En fait, nous avons hâte de reprendre un régime alimentaire normal. Restos midi et soir pendant 4 jours: on se lasse.

Une dernière nuit en croisant les doigts pour que le temps soit au beau fixe le lendemain pour arpenter le toit de Cape Town: Table Mountain.

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Cape Town (3): De Franschhoek à Simon’s Town

19 juin 2008 |

Au réveil, le vent souffle et je pense bien fort que notre voyage en mer vers l’île aux phoques et la possibilité d’apercevoir un grand requin blanc risque bien de nous passer sous le nez.

Effectivement, peu avant 10h00, un sms me prévient que la croisière doit être annulée pour cause de mauvais temps. Nous reprenons donc lentement la route de Stellenbosch pour récupérer la R310 qui longe False Bay du township de Kayelitsha à la pointe du Cap.

Lorsque l’on aperçoit ce township si près de la mer et si loin de la ville, on réalise que l’apartheid a bien atteint son objectif en éloignant autant les noir de Cape Town. La Baden Powell Drive (scout toujours! longe la mer au point de passer en bordure de plage, sans barrière ni muret. On pourrait presque rouler de la route à la mer sans aucun obstacle.

D’un côté la mer, de l’autre la montagne: deux paysages réunis et nous ne savons où donner de la tête.

A Muizenberg, nous nous arrêtons pour regarder et photographier les cabines de plages colorées qui bordent l’Océan Indien. C’est aussi le coin favoris des surfers.

Puis nous traversons Fishhoekpour enfin arriver dans le petit village de Simon’s Town où est installée la marine nationale sud-africaine et ses bateaux de guerre.

Nous nous arrêtons pour déjeuner dans un très joli coffeeshop appelé The Meeting Place. Le lieu est très joliment décoré et le CD qui accompagne notre repas nous ramène pour quelques minutes à la maison: Gainsbourg, Birkin, Bardot, Coralie Clément, Sansévérino… C’est surprenant! Le déjeuner est délicieux et nous reprenons la route vers…

Boulders Beach! C’est ici qu’est installée une colonie de pingouins africains, mieux connus sous le nom de manchots du Cap.

L’occasion rêvée de sortir mon nouveau joujou: la caméra numérique achetée au Duty Free à Joburg lors de notre dernier voyage à Paris. Pas évident de magner l’engin avec le vent qui souffle! Je parviens tant bien que mal à filmer ce manchot qui couve ses oeufs. dans un trou au bord du chemin.

Nous passons bien deux heures à observer ces animaux qui protègent leurs petits du froid en attendant que ces derniers perdent leur duvet pour se revêtir de leur plus beau plumage. La musique d’Emilie Simon en tête, il y a comme un air de Marche de l’Empereur dans l’air.

Il est temps de rejoindre notre guest house avec vue sur la mer Whale View Manor. Une simple route sépare cette grande maison de la plage. On m’octroye la chambre africaine parée de ses poupées Ndebele et de son bouclier zoulou accompagné de ses lances, tandis que mes parents s’installent dans la chambre d’inspiration birmane.

Un dîner dans un petit resto du coin clôt notre journée. Demain, nous partons vers la pointe du Cap…

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Cape Town (2): De Cape Town à Franschhoek

17 juin 2008 |

Admettons-le, quand on dit que le Cap ressemble à ma Bretagne natale, ce n’est pas une légende.

Au réveil, Table Mountain se cache sous un brouillard épais et après un délicieux petit-déjeuner, nous quittons Cape Town en direction de Stellenbosch.

Sur le chemin j’ai prévu une visite et dégustation de vins au domaine Delheim. Depuis mon arrivée en Afrique du Sud, les bouteilles de ce vignoble font palpiter mes papilles. Alors, avoir la chance de s’y arrêter est un événement que je ne pouvais manquer.

August nous accueille et nous fait visiter la cave du domaine. Il est impressionnant de l’écouter nous parler du processus de création de ces petites merveilles. 150 hectares de blanc et de rouge. Du Chardonnay (il y en a même un sur Lie - clin d’oeil aux nantais qui passeraient par ici) au Shiraz, nous apprenons tout sur leurs productions: de la récolte de fin janvier à la mise en bouteille (je sais maintenant qu’ils produisent même du vin pour woolworths, eh, eh! ).

Quant à la dégustation: un délice. Nous goûtons 6 vins dont un Chardonnay qui me réconcilie définitivement avec le vin blanc et un Shiraz (245 rands la bouteille - env 24.00€) qui me fait encore rêver. Et un pet au casque pour Nanou au moment de reprendre la route - hey, il n’est que 11h00 du matin tout de même!) avec 6 bouteilles dans le coffre.

De Stellenbosch nous n’aurons pas vu grand chose. La pluie s’est emballée et notre énergie s’est donc

défilée. Donc, un déjeuner et nous voilà repartis pour Franschhoek.

Le village est superbe, même sous la pluie et le B&B Plumwood Inn où nous passerons la nuit est très agréable. Constitué de deux maisons arrangées avec goût, nous nous y installons pour nous reposer avant de nous rendre au restaurant le plus réputé du lieu: Le Quartier Français.

Ce restaurant est classé parmi les 50 meilleurs restaurants du monde (si, si, vous avez bien lu, du MONDE!) et je vous assure qu’il le mérite. Quatre plats pour 380 rands (env. 38€) et on en ressort aussi léger qu’une plume.

2 formules sont proposées: soit vous choisissez le vin qui vous convient à la bouteille, soit on vous sert un verre de vin par plat qui s’accorde au mieux avec votre assiette. Du Chardonnay au Shiraz, du thon au gnou en passant par un fromage à tomber, je n’ai pas les mots pour exprimer la joie qui régnait sur mon palet. Allez-y et surtout revenez me dire ce que vous en aurez pensé. Sans aucun doute le meilleur restaurant où il m’ait été donné de manger.

Le gros avantage étant que l’on peut marcher partout dans ce village. Donc, tous les écarts sont permis.

Nous rentrons donc nous coucher les papilles en émois (et en croisant les doigts pour que le temps s’améliore car sinon, la sortie en bâteau du lendemain risque d’être compromise).

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